SOS économie circulaire : limitons le gaspillage cosmétique

10/10/2019

Les marques cosmétiques se soucient de notre bien-être, de notre beauté mais elles ont également d’autres préoccupations depuis quelques années : des préoccupations environnementales. Les grands groupes passent à l’heure de l’économie circulaire pour que cosmétique rime avec ressources raisonnées et préservées et gaspillage évité.  

 

Qu’est-ce que l’économie circulaire ?

 

L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) oppose économie circulaire et économie linéaire. Son objectif ? Limiter considérablement le gaspillage des ressources et l’impact environnemental des produits. Comment ? En optimisant chaque composante du processus de conception, de création, de vie et de destruction d’un produit. François Michel LAMBERT, président de l’Institut de l’économie circulaire va encore plus loin en expliquant que : "L’économie circulaire propose en effet de transformer les déchets en matière première réutilisée pour la conception des produits ou pour d’autres utilisations. En d’autres termes, ne plus créer de résidus que les systèmes industriel et naturel ne puissent absorber. La boucle est bouclée. Cela représente bien entendu un gain de compétitivité énorme pour les industries qui ont une maîtrise de leur flux de matières premières."

 

Logiquement, les entreprises cosmétiques ont donc rapidement pris conscience de leur propre impact sur l’environnement et de leur nécessaire engagement en faveur de sa protection. C’est ainsi que de nombreux acteurs de la FEBEA se sont inscrits dans une démarche dite d’économie circulaire autour d’enjeux majeurs. 

 

Les 3 enjeux de l’économie circulaire pour les entreprises cosmétiques

 

L’économie circulaire révèle et relève d'un triple enjeu : 

 

1.    L’éco-conception des produits et l’utilisation durable des ressources. Avec une composition et un emballage écologiques, les produits cosmétiques sont drastiquement moins impactant pour l’environnement. 

2.    La fabrication durable pour une réduction maximale de l’empreinte environnementale.

3.    La consommation responsable : les emballages cosmétiques ne sont pas les plus polluants mais ils pèsent tout de même pour 5 millions de tonnes de déchets chaque année. Nombreuses sont les entreprises cosmétiques qui s’engagent dans une constante amélioration du tri de leur produit pour réduire cet impact. 

 

L’économie circulaire en pratique dans la cosmétique 

 

Pour répondre à ces indispensables enjeux, la FEBEA compte parmi ses membres des entreprises qui s’engagent dans le vertueux cercle de l’économie circulaire.


Pionnier, Clarins a créé en 1992 "La Source Mugler", une fontaine à parfum permettant de recharger jusqu’à six fois le même flacon. Une création innovante qui a permis de réduire de 22 millions le nombre de bouteilles de parfum nécessaires depuis la mise en place de la Fontaine de "ressourçage". 


C’est le cas de Sephora par exemple qui depuis 2010 encourage ses clients à rapporter les flacons de parfum vides en boutique en échange d’un coupon de réduction de 20%. Pour la seule année 2017, un million de contenants ont été rapportés représentant une réduction de 53 tonnes de CO2.

 

Autre initiative, celle de l’Occitane. Depuis 2008, la marque diffuse des produits en écorecharge dans le cadre du programme TerraCycle. Grâce à cette orientation, 124 tonnes de plastique ont été économisées en 2018. L’Occitane veut parvenir à 100% de ses plastiques recyclés. 

 

L’Oréal s’engage également dans une communication globale autour du tri sur son site Garnier. Des informations accessibles par et pour chacun autour des comportements à adopter au quotidien. A la clé ? De considérables économies d’eau par exemple. 

 

Plus qu’une question de recyclage, certaines marques vont encore plus loin. C’est le cas d’Eugène Perma qui a intégralement repensé son parc luminaire et ses sites dédiés à la logistique. Au global, une réduction énergétique de 50%. Dans la même idée, Azur Fragrances a installé des minuteurs sur ses interrupteurs pour mettre fin aux lumières inutilement allumées. 

 

Dernier exemple d’initiative, MAC Cosmetics offre un rouge à lèvres à ses clients pour 6 produits vides de la marque rapportés en boutique. Une initiative qui plaît aux consommatrices, les encourageant à ne pas délaisser leur contenant dans des poubelles inadaptées. 

 

La cosmétique se veut soucieuse de la planète, intégrée dans une démarche globale. Les marques jouent le jeu et c’est tant mieux. Pour découvrir encore plus d’initiatives cosmétiques dites d’économie circulaire, la FEBEA a pensé un livre blanc listant 120 mesures adoptées par 57 acteurs du secteur de la beauté. Une compilation destinée à inspirer et encourager très largement les actions de ce genre.

 

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